Faire du Pavillon du roi un observatoire naturel : un projet intéressant
27/03/2010Qui ne s’est pas ému, interrogé ou n’a pas été surpris par la présence de ce petit édifice, témoignage vivant du patrimoine de Saclay et du rayonnement de Versailles sur l’ensemble du plateau ?
Pour les néophytes que nous sommes, il faut savoir que « le Pavillon du Roi » situé entre les deux étangs de Saclay était un lieu qu’affectionnait particulièrement Louis XIV pour les parties de chasse qui étaient organisées dans ces zones marécageuses. Classé Monument Historique par arrêté du 31 octobre 1912 (classement sous le nom de « Pavillon de l’ Etang » référence PA00087995), cet édifice appartenant désormais au Ministère de la Défense était tombé dans les « marécages de l’oubli ».
Mais voici qu’un projet de réhabilitation refait surface !
M. Lefranc, médiateur scientifique au Palais de la Découverte nous a présenté dernièrement un projet qui viserait à redonner un second souffle au Pavillon en y créant un observatoire de la biodiversité. Rappelons que l’étang vieux abrite une réserve ornithologique apréciée des connaisseurs et que la situation géographique de cette construction lui confère un statut privilégié pour observer l’évolution de la faune et de la flore environnante.
Le groupe de réflexion qui s’est créé autour du projet envisage par ailleurs la possibilité d’accueillir à cet endroit une exposition sur l’histoire du plateau, des étangs, du systèmes de rigoles, d’initier les visiteurs à l’observation de la nature et les sensibiliser au respect de la nature. En outre, cette opération s’inscriit également dans un projet plus vaste de réactivation du systèmes d’alimentation en eau des fontaines du Château de Versailles. En effet, au lieu de se déverser comme c’est le cas aujourd’hui dans la Bièvre, les deux étangs pourraient retrouver leur fonction d’antan en approvisionnant en eau les bassins du Château.
Reste qu’au delà de la réhabilittion elle-même qui pourrait être menée si le financement est solutionné, les incertitudes sur son exploitation subsistent. Outre la servitude que le CEPr doit conserver pour accéder à la vanne située sous le pavillon destinée à refroidir en eau les bancs d’essai des propulseurs, la circulation importante observée sur la digue (D446) qui sépare les deux étangs et sur laquelle est construit le pavillon soulève un problème de sécurité non négligeable.
Néanmoins, à l’aube d’un projet d’OIN qui risque de refondre profondément le paysage du plateau, l’ASES considère que ce projet éco-responsable et culturel mérite tout notre soutien et notre mobilisation. Associé à cette belle opération, nous vous tiendrons au courant de l’évolution du projet.







