Et si le métro n’arrivait pas sur Saclay ?
07/06/2012Pas toujours simple de s’y retrouver dans ces projets qui font l’objet d’énormément de passion, de lutte de pouvoir et d’enjeux. Alors que l’ASES s’était résolue à choisir le borgne plutôt que l’aveugle dans le choix d’un métro enterré, voilà que, changement politique oblige, les pièces de l’échiquier sont redistribuées au point de pouvoir à nouveau espérer une solution plus adaptée à Saclay qu’un métro gourmand et surdimensionné.
Une gouvernance entre « bicéphalite » et schizophrénie
D’un côté, la SGP (Société du Grand Paris), émanation étatique du Grand Paris chargé de la mise en place du réseau de transport, de l’autre, le STIF (Syndicat des Transports d’Ile de France), établissement public régional chargé de l’exploitation du réseau. Le premier est généreusement doté pour faire émerger un projet de transport censé redonner à la région une envergure internationale et peu importe si on met du mercure sur la jambe de bois du réseau actuel. Le second lui, justement, doit entretenir le bois de la jambe et voit d’un mauvais œil le rabot financier que représente le projet plébiscité par la SGP !
Changement de majorité présidentielle et finances publiques obligent, les priorités d’hier ne seront peut-être pas celles de demain et le métro n’est pas encore là (pour le plus grands bonheurs des défenseurs de l’environnement que nous sommes). À condition que la chasse aux voix pour les législatives n’aient pas raison de la détermination des partis à se battre contre la solution en cours.
Depuis son communiqué de Presse du 10 mai, la représentante d’EELV a maintenu le 5 juin à Saclay sa position sur le métro : l’urgence est ailleurs (voir article détaillé dans monsaclay).
De son côté, la région avance avec le STIF…
Souvenez-vous. La Région soutenait une liaison en bus en site propre, pouvant à terme évoluer en tramway, pour desservir le futur pôle d’excellence du plateau de Saclay. De son côté, la Société du Grand Paris considèrait qu’il fallait réaliser un ligne de métro automatique léger, type Val, fortement soutenu par Nicolas Sarkozy. Finalement les deux projets avaient été retenus en mai 2011.
Les élus du Syndicat des transports franciliens (Stif) ont donc approuvé le 6 juin 2012 l’intérêt général du projet de bus en site propre entre Massy et Saclay. Un maillon de 6,5 km sur un projet global de liaison entre Massy (Essonne) et Saint-Quentin-en Yvelines. Le début des travaux de cette ligne, dont le coût est estimé à 55 millions d’euros, est prévu en 2013 pour une mise en service fin 2015. (source : www.mobilicites.com du 7/06/2012)






